Faillite Degiro : vos investissements sont-ils sûrs ?

Personne ne s’attend à voir tomber un géant de la bourse… jusqu’à ce que la fusion entre DEGIRO et flatexDEGIRO Bank AG vienne bouleverser les repères. Depuis 2023, ce mariage juridique a remodelé le cadre qui protège les comptes des clients. Désormais, les avoirs déposés chez DEGIRO restent strictement séparés des finances de la maison-mère, conformément aux règles européennes sur la sécurité des investisseurs.

La protection actuelle garantit jusqu’à 100 000 euros par client pour la partie espèces. Les titres, eux, ne changent pas de main : ils demeurent la propriété du client, même si l’intermédiaire venait à faillir. Les dispositifs de compensation et les mesures prévues par les autorités nationales viennent compléter ce filet de sécurité, créant un rempart contre la disparition pure et simple des avoirs.

Faillite d’un courtier : quels sont les vrais risques pour vos investissements ?

L’idée d’une faillite de courtier, chez degiro ou ailleurs, suffit à faire frémir n’importe quel investisseur. Pourtant, la situation n’est pas aussi risquée qu’on pourrait l’imaginer. En France comme aux Pays-Bas, la loi impose une séparation nette : vos avoirs et le patrimoine du courtier ne se mélangent jamais. Vos actions, ETF, obligations sont stockés dans des sociétés ou des structures distinctes, à l’abri d’une saisie en cas de faillite. Concrètement, si degiro venait à sombrer, vos titres ne serviraient pas à rembourser ses dettes.

Le vrai point de vigilance se situe ailleurs : la gestion des liquidités que vous laissez chez degiro. Le fonds de garantie des dépôts néerlandais couvre jusqu’à 100 000 euros par client. Au-delà, le risque de perte existe, même s’il reste faible dans le contexte actuel. Ce plafond mérite d’être gardé en tête, surtout si vous gérez des montants élevés.

Voici les principaux risques à considérer pour vos placements chez un courtier comme degiro :

  • Risque de perte sur titres : Très limité. Vos titres vous appartiennent, même en cas de faillite.
  • Risque sur liquidités : Couverture jusqu’à 100 000 euros grâce au mécanisme de garantie néerlandais.
  • Procédures en cas de faillite : Les autorités interviennent, organisent la restitution des titres, indemnisent sur les liquidités selon les règles en vigueur.

Un principe de bon sens s’impose : ne laissez chez degiro que l’argent nécessaire à vos transactions. Restez attentif à la santé financière de votre courtier et évitez de mettre tous vos œufs dans le même panier, surtout si vos capitaux dépassent les seuils couverts. Être vigilant, c’est parfois le seul rempart contre les défaillances d’un acteur central du marché.

Comment DEGIRO protège-t-il les fonds et les titres de ses clients ?

Les investisseurs avertis examinent de près la façon dont degiro protège leurs avoirs. La recette du courtier : séparation stricte entre les actifs des clients et ses propres comptes. Actions, obligations, ETF et instruments financiers ne transitent jamais par le bilan de degiro. Ils sont hébergés dans une entité indépendante, souvent baptisée « stichting » aux Pays-Bas. Ce montage limite considérablement le risque : si degiro chute, ses créanciers ne pourront pas saisir vos titres.

Côté liquidités, même logique : l’argent est déposé sur des comptes à part, bien distincts des fonds du courtier. Il devient ainsi inaccessible en cas de défaut ou d’opération douteuse. La garantie néerlandaise s’applique : jusqu’à 100 000 euros par client sur les liquidités. Pour le reste, c’est à chaque investisseur de rester attentif à la répartition de ses avoirs.

Nature des actifs Mode de détention Niveau de protection
Actions, ETF, obligations Structure juridique indépendante (stichting) Forte (hors bilan du courtier)
Liquidités Comptes séparés, garantie légale 100 000 € par client

Ce système couvre toute la palette d’instruments proposés par degiro : actions cotées à New York ou Paris, ETF, obligations, matières premières. Chaque type d’ordre, que ce soit à cours limité ou au marché, bénéficie de cette architecture protectrice. La mécanique inspire confiance, mais il reste judicieux pour chaque client de suivre l’évolution des règles et la répartition de son portefeuille.

Régulation, assurances et dispositifs de sécurité : ce que dit la législation européenne

Le cadre réglementaire européen entoure les courtiers comme degiro d’un filet serré. La plateforme est placée sous la surveillance de la banque centrale néerlandaise (DNB) et de l’autorité de supervision allemande (BaFin). Ces deux instances imposent des règles exigeantes, notamment sur la séparation des actifs et la gestion des risques financiers.

Les clients bénéficient d’une protection sur les liquidités jusqu’à 100 000 euros, grâce au système néerlandais de garantie des dépôts. Ce plafond s’applique uniquement à l’argent disponible sur le compte, pas aux titres. Actions, ETF, obligations restent logés dans la structure indépendante, protégés d’une éventuelle faillite du courtier. Si degiro venait à faire défaut, vos titres ne pourraient pas être utilisés pour couvrir ses pertes.

La réglementation européenne impose également transparence et contrôle sur la conservation des actifs et l’exécution des ordres. Les autorités peuvent à tout moment exiger des preuves ou imposer des ajustements.

Pour résumer, voici les principaux points de la régulation qui encadrent un courtier comme degiro :

  • Supervision par deux autorités (DNB et BaFin)
  • Protection légale sur les liquidités, plafonnée à 100 000 €
  • Ségrégation stricte entre les comptes des clients et ceux du courtier
  • Vérifications fréquentes imposées par la réglementation

Ce dispositif construit une véritable barrière autour de vos avoirs, mais il n’efface pas complètement les risques. Il limite les conséquences d’un défaut, sans tout garantir. La solidité d’un courtier dépend aussi de sa gestion et de la vigilance de ses clients.

Jeune femme analyse ses documents financiers

Que faire en cas de problème ou de cessation d’activité de DEGIRO ?

Imaginer une défaillance de degiro n’a rien d’absurde. Ces dernières années, plusieurs plateformes ont montré que la robustesse ne se mesure pas seulement à la qualité de l’application ou au coût des transactions. Dès les premiers signaux inquiétants, restrictions, anomalies, échanges difficiles, il faut agir sans attendre.

La première démarche consiste à contacter le service client et à garder une trace de tous les échanges. Si la communication se coupe, envoyez une demande écrite à l’adresse officielle de degiro, en privilégiant les moyens permettant un suivi.

Si une liquidation ou une suspension survient, la réglementation européenne prévoit la nomination d’un administrateur. Sa mission : restituer les titres hébergés dans la structure séparée. Les investisseurs conservent la propriété de leurs actions, ETF, obligations, car ceux-ci ne figurent pas dans la comptabilité du courtier. Quant aux liquidités jusqu’à 100 000 euros, elles relèvent de la garantie néerlandaise.

Pour traverser cette période délicate, mieux vaut préparer quelques démarches concrètes :

  • Réunissez vos relevés de portefeuilles et justificatifs d’opérations
  • Contactez l’Autorité des marchés financiers pour toute anomalie persistante
  • Suivez scrupuleusement les annonces officielles de degiro et de l’administrateur

N’oubliez pas l’aspect fiscal. Avant toute interruption, téléchargez vos rapports fiscaux et l’historique de vos mouvements. Les démarches peuvent s’étirer, mais la loi encadre chaque étape pour protéger les clients, qu’ils investissent à titre personnel ou professionnel. Face à la tempête, la préparation fait toute la différence.

A ne pas manquer